Les classes de feu constituent un socle fondamental de la sécurité incendie. Elles permettent d’identifier rapidement la nature du combustible impliqué dans un incendie et d’anticiper son comportement, ses dangers spécifiques et les stratégies de lutte à adopter. Cette classification, utilisée par les sapeurs-pompiers, les agents de sécurité et les acteurs de la prévention, structure l’ensemble des doctrines d’intervention et des formations incendie.

Les feux de solides, de liquides inflammables, de gaz, de métaux et de graisses de cuisson ne répondent pas aux mêmes mécanismes physiques et chimiques. Une mauvaise identification du type de feu expose à des erreurs d’intervention, à des moyens inadaptés et à des risques accrus pour les intervenants et les occupants. C’est pourquoi la classification des feux en classes A, B, C, D et F s’est imposée comme une référence opérationnelle.

Depuis 2026, cette classification évolue avec l’introduction de la classe L, dédiée aux incendies impliquant des batteries lithium-ion. Cette nouvelle catégorie, issue de la norme ISO 3941, répond à l’essor des véhicules électriques, des systèmes de stockage d’énergie et des équipements électroportatifs. Elle reconnaît officiellement des phénomènes spécifiques tels que l’emballement thermique, la propagation en chaîne et le risque élevé de ré-inflammation.

Comprendre les classes de feu, y compris la classe L, est désormais indispensable pour adapter la prévention, les formations, les plans d’intervention et les réponses opérationnelles face aux risques incendie modernes.