Compléter sa reconnaissance cubique

Sur intervention, réaliser une reconnaissance cubique c’est bien ; placer ce cube dans son contexte, dans un environnement dynamique, c’est mieux.

Nous n’avons rien à envier à nos collègues américains. Quand ils ont de bonnes pratiques, rien ne nous empêche d’y jeter un œil. Les « US firefighters » sont les champions du monde des acronymes et moyens mnémotechniques.

Cet article est inspiré de leur acronyme « COAL WAS WEALTH », employé dans le cadre de leur reconnaissance sur feu.

1. Victimes, enjeux humains

Y a-t-il une victime ? Le doute plane en permanence.

C’est un des premiers facteurs à pendre en compte dans l’analyse et les réactions immédiates.

Les informations à l’appel, le moment de la journée en fonction du type de bâtiment et les premiers renseignements pris sur place peuvent lever ce doute, ou le laisser subsister.
2. Construction

  • Le bâtiment est il compartimenté ?
  • La façade, l’enveloppe et les éléments de construction participent-ils au développement du feu ? Comment ?
  • Résistance du bâtiment face à l’effondrement.

3. Public et résidents

A priori, quelle est la destination du bâtiment ?

Quelle est la réelle utilisation du bâtiment ?

  • Locaux désaffectés squattés,
  • Stockages sauvages,
  • Entreprise en démantèlement, 
  • Etc. 

 

4. Surfaces, hauteurs, forme de la zone sinistrée

  • Quelle est la surface de la zone sinistrée ?
  • Quelles sont les zones de propagation potentielles ?
  • Quelle est la forme du bâtiment sinistré ?
  • Bâtiment haut ?
  • Surface importante? 

5.Moyens de secours

Prendre en compte la présence de moyens de secours dans l’établissement :

  • Extinction automatique (eau, inertage, mousse, etc.) et les risques associés,
  • Colonnes sèches,
  • Désenfumage.

6. Ressources en eau

A partir des besoins en eau, 

  • Quels sont les hydrants, points d’eau disponibles sur la zone d’intervention ?
  • Quels sont les moyens nécessaires à leur mise en oeuvre ?
  • Quels sont les délais de mise en oeuvre ?

7. Conditions astro-météorologiques

  • Tombée de la nuit et impacts sur le dispositif opérationnel en place,
  • Chaleur, froid,
  • Vent : impacts sur la propagation, les fumées, la ventilation.

8. Affluence, accès des engins, circulation autour de la zone d’intervention

  • Accès autour de la zone d’intervention saturés en véhicules ou piétons ?
  • Emplacement des échelles ?
  • Prise en compte et positionnement des moyens en renforts ?
  • Possibilité de faire demi-tour ?
  • Engorgement de la zone d’intervention par les véhicules de secours.

9. Personnels et moyens

  • Quel est mon personnel disponible ?
  • Quels sont mes moyens disponibles ?
  • Quels sont les renforts en transit  ? Délais d’arrivée ?

10. Localisation et développement du feu

  • Réaliser la lecture du feu,
  • Qu’y a-t-il au dessus et en dessous du niveau du feu ?
  • Est-ce que mon échelle peut atteindre le niveau du feu ?
  • Quel est le comportement des fumées ?

11. Risques particuliers et surprises

 Bien que le type de bâtiment et son activité donnent une indication sur la présence de substances dangereuses (industrie, laboratoire, TMD), la vigilance s’impose, même dans les situations courantes et anodines :

février 17, 2016

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